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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 12:58

A lire absolument. Un article très argumenté sur

la place des lobbys dans EFAS( L'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments ).



http://jose-bove.eu/index.php?post%2F2010%2F09%2F29%2FLiaisons-dangereuses-%3A-EFSA-sous-contr%C3%B4le-de-l-agro-industrie

José Bové a dénoncé en conférence de presse, les liens entre
le lobby agro-alimentaire pro-OGM et l'EFSA, l'agence
européenne censée produire une expertise indépendante à la
commission européenne sur la sécurité de la chaine alimentaire.
Ci-dessous son communiqué de presse ainsi que les articles
déjà parus dans le Monde et Libération. **
*

COMMUNIQUÉ DE PRESSE -* Bruxelles, le 29 septembre 2010

_OGM/EFSA_

José Bové demande la démission de Diana Banati

L'EFSA - l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments - a
été créée en 2002 suite aux scandales de la vache folle et de
la dioxine. Elle a une mission claire, assurer aux 500
millions de consommateurs que les produits qu'ils consomment
ne sont pas dangereux pour la santé ou pour l'environnement.

L'EFSA est infiltrée par l'ILSI, par le plus vaste lobby
agro-alimentaire de la planète qui regroupe les 400 plus
grandes entreprises de la chaine alimentaire (dont Monsanto,
Cargill, Nestlé, Bayer, BASF, Coca-Cola..)

En juillet 2008, Madame Banati est devenue Présidente du
Conseil d'Administration de l'EFSA. Pour y parvenir, elle a
menti dans sa déclaration d'intérêt en ne se reconnaissant
qu'un rôle mineur au sein de l'ILSI. Elle est en fait Membre
du Conseil des Directeurs de ce lobby agro-industriel. Hier
soir, dans la précipitation l'EFSA a modifié la déclaration
d'intérêt de Mme Banati pour réparer cette curieuse omission.
Cette pratique est scandaleuse !

José BOVE, VERTS/ALE, vice président de la commission de
l'agriculture du Parlement européen, a déclaré ce matin lors
d'une conférence de presse :

"J'ai alerté le Commissaire John Dalli le 14 juillet sur ce
conflit d'intérêts qui empêche l'ESFA de remplir son rôle et
de délivrer des opinions scientifiques impartiales. Je lui ai
remis en main propre la déclaration d'intérêt de Mme Banati et
je lui ai suggéré de proposer rapidement une autre
personnalité pour remplir cette fonction. Je l'ai également
alertéE sur la nature de l'ILSI et sur les intérêts financiers
que cet institut défend. Deux mois et demi plus tard, la
Commission européenne n'a toujours pas réagi.

Vue la situation, l'Union européenne doit décréter un
moratoire total sur les OGM et suspendre les autorisations
qu'elle a données. Le mode de fonctionnement de l'EFSA doit
être revu de fond en comble comme l'a demandé à l'unanimité le
Conseil des Ministres de l'Environnement en décembre 2008.
L'Autorité Européenne devra en particulier disposer de moyens
financiers conséquents pour pouvoir mener en toute
transparence une évaluation scientifique, économique, sociale
et environnementale des risques liés à l'utilisation des OGM
en agriculture."

dossier presse complet téléchargeable sur :
http://www.jose-bove.eu



Europe : le lobby OGM infiltré à la tête de la sécurité alimentaire

Diána Bánáti, la présidente de l'agence qui délivre les autorisations
d'importation, a maquillé son CV pour minorer son passé dans l'agrobusiness.

Réagir
http://www.liberation.fr/economie/01012293046-europe-le-lobby-ogm-infiltre-a-la-tete-de-la-securite-alimentaire#


Par *JULIE MAJERCZAK* Correspondance à Bruxelles, *JEAN QUATREMER*
BRUXELLES (UE), de notre correspondant

http://www.liberation.fr/economie/01012293046-europe-le-lobby-ogm-infiltre-a-la-tete-de-la-securite-alimentaire#


La Commission européenne a toujours été l?amie des OGM, comme en
témoignent les 125 autorisations d'importation accordées depuis 1998.
Mis à part les six dossiers retirés par les industriels eux-mêmes, on ne
compte absolument aucun refus en douze ans ! Les instances
communautaires écartent systématiquement les objections avancées tant
par les scientifiques que les autorités sanitaires nationales ou les
associations de défense de l'environnement. La création, en 2002, de
l?Agence européenne de sécurité alimentaire (AESA), au lendemain du
scandale de la vache folle, n'a strictement rien changé à ce biais
favorable aux champions des biotechnologies. Et pour cause : la
Commission a peuplé l'AESA de personnalités acquises à la cause des OGM
quand elles ne sont pas directement issues de l?industrie elle-même.
José Bové, eurodéputé vert et vice-président de la commission
agriculture du Parlement européen, vient ainsi de lever un beau lièvre :
la présidente du conseil d'administration de l'AESA, la Hongroise Diána
Bánáti, a dissimulé qu'elle avait été membre du comité des directeurs de
la branche européenne de l'International Life Science Institute (Ilsi),
le/«lobby de l'agrobusiness»,/ comme le qualifie Bové.

*Dangers. *Cet organisme prétend donner des conseils scientifiques
indépendants dans tous les domaines agro-alimentaires, alors qu'il ne
fait que reprendre à son compte les données fournies par ses membres, au
rang desquels on compte tous les grands des OGM que sont Monsanto,
Syngenta, Bayer, BASF, etc. L'Ilsi s'est par exemple illustré aux
Etats-Unis en fournissant des études «scientifiques» sous-estimant les
dangers du tabac, ce qui a conduit la justice américaine à s'intéresser
à son fonctionnement. A la suite de cette affaire, l'Organisation
mondiale de la santé l'a retiré de sa liste d'organisations
«partenaires». On retrouve aussi l'Ilsi dans l'affaire du Teflon créé
par le groupe DuPont : son étude prouvant l'innocuité de cette matière
ne reposait sur aucune base sérieuse

Nommée membre du conseil d?administration en 2006, sur proposition de la
Commission et décision du Conseil des ministres, Diána Bánáti a été élue
présidente de l'Agence européenne de sécurité alimentaire en 2008, puis
réélue en juillet cette année. C?est en épluchant sa «déclaration
d'intérêt» que José Bové a découvert le pot aux roses. Elle avait
simplement mentionné qu'elle avait été /«membre du comité scientifique
de l'Ilsi»/ et juré aux députés européens /«[qu']elle n'a jamais été
approchée par des lobbyistes»./

/«Un conflit d'ntérêts scandaleux»,/ s'emporte José Bové, qui exige
sa/«démission immédiate»/. /«J'ai averti la Commission le 14 juillet,
j?attends toujours une réponse.»/ L'ancienne ministre de l'Environnement
Corinne Lepage, elle aussi députée européenne, est sur la même longueur
d?ondes : /«Il est choquant qu'

'aucun contrôle des déclarations
d'intérêts ne soit effectué par la Commission européenne. Si des gens
représentent l'industrie, qu?ils se présentent en tant que tel.»/ Joints
au téléphone, ni la Commission ni l'AESA n'ont souhaité faire de
commentaire sur cette affaire.

Depuis l'origine, les écologistes dénoncent le mode de fonctionnement de
l'AESA : elle ne mène aucune étude elle-même, mais s'appuie sur les
dossiers transmis par les industriels à qui il appartient de démontrer
l'innocuité de leurs produits. Autre lacune de taille : aucune
évaluation des risques à long terme n'est exigée. Alors que pour les
pesticides, les industriels doivent tester leurs substances sur des rats
durant deux ans, pour les OGM, trois mois suffisent.

*Positifs. *La composition de l?AESA explique sans aucun doute cette
coupable inclination. Car Diána Bánáti n'est pas un cas isolé. En avril,
l'ancienne directrice du département OGM de l'AESA, Suzy Renckens, a été
embauchée par l'agrochimiste Syngenta. L'actuel président du comité
scientifique OGM de l'agence, le professeur Harry Kuiper, est, par
ailleurs, le coordinateur d'Entransfood, un projet soutenu par l'UE
visant à /«favoriser l'introduction des OGM sur le marché européen et
rendre l'industrie européenne compétitive»/. On comprend mieux pourquoi
les avis de l'agence sont toujours positifs. Quelles que soient les
objections, elle ne change pas d'avis. Ainsi, dans le cas du maïs
MON 810 de Monsanto, la Commission lui a demandé à trois reprises son
avis, des études récentes, notamment de l?Institut Pasteur, ayant mis en
avant les incertitudes existantes sur les effets à long terme de cet
OGM. L'AESA n'a pas revu sa copie. Or, les avis de l'agence sont
cruciaux, la Commission s'y rangeant dans tous les cas. Le Conseil des
ministres, sur proposition de la France, a demandé à la Commission de
revoir le fonctionnement de l'AESA. C'était en 2008. On attend encore.


La présidente de l'Autorité européenne de sécurité des aliments
appartient à un lobby industriel

LEMONDE | 29.09.10 | 10h39 ? Mis à jour le 29.09.10 | 10h48

La présidente du conseil d'administration de l'Autorité européenne de
sécurité des aliments (AESA) est aussi membre du conseil
d'administration d'une association regroupant les plus grandes
entreprises de l'agro-industrie. Telle est la révélation faite par José
Bové, député européen (Europe Ecologie), lors d'une conférence de
presse, à Bruxelles, mercredi 29 septembre.

L'Agence joue le rôle d'expertise scientifique pour les décisions de la
Commission européenne en matière de produits alimentaires, notamment les
OGM (organismes génétiquement modifiés). L'Autorité n'a jamais émis un
avis négatif sur plus de 100 OGM examinés.Les documents présentés font
apparaître que Diana Banati, la présidente du conseil d'administration
de l'AESA, a dissimulé qu'elle appartenait aussi au conseil
d'aministration d'ILSI Europe (International Life Science Institute),
instance dans laquelle elle côtoie des représentants de dix grandes
entreprises comme Kraft Foods, Nestlé ou Danone.

*DEMANDE DE DÉMISSION*

De son côté, l'ILSI est une organisation internationale regroupant plus
de 400 entreprises, dont Monsanto, Syngenta, Dupont, Nestlé et Kraft
Foods. Dans les années 1980 et 1990, elle a ainsi relayé les efforts des
fabricants de tabac pour affaiblir les initiatives de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) sur le tabac. A la suite à plusieurs
enquêtes, l'OMS a d'ailleurs exclu l'ILSI, en janvier 2006, de la liste
des organisations pouvant participer à ses activités.

M. Bové demande la démission de M^me Banati. /"L'AESA n'a pas
d'autonomie, elle est inféodée aux lobbies, /juge le député/, /qui est
également vice-président de la commission agriculture du Parlement
européen/. Son mode de fonctionnement doit être revu de fond en comble."/

M^me Banati a fait modifier, le 28 septembre, les mentions de sa
déclaration d'intérêt, telle qu'on peut la consulter sur le site
Internet de l'AESA <https://doi.efsa.europa.eu/doi/doiweb/doisearch> :
elle y fait soudainement apparaître son appartenance au bureau des
directeurs de l'ILSI.

*Hervé Kempf*


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