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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 22:50

Des paysans et des paysannes jeûnent à partir de ce soir pour inscrire l’exception agricole dans la Loi contrefaçon‏‏

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Bagnolet, le 21 janvier 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE


  

Des paysans et des paysannes jeûnent 

pour inscrire l’exception agricole dans la Loi contrefaçon 

 

 

Une centaine de paysan(ne)s de la Conf’ a pris possession tout à l’heure de l’immeuble du GNIS (Groupement National Interprofessionnel des Semences), 44 rue du Louvre, à Paris. Nous demandons qu’une exception agricole soit ajoutée au texte de la loi Contrefaçon qui sera votée le 4 Février. La reproduction par des paysans de leurs semences, de leurs animaux et de leurs préparations naturelles ne doit pas être considérée comme une contrefaçon. C’est le métier de paysan que ce texte remet en cause.


Des paysans jeûnent à partir de ce soir pour obtenir une décision politique allant dans ce sens.


Avec cette loi, les paysans qui voudront produire leur propre semence seront sous la menace constante de poursuites en contrefaçon, saisie voire destruction de leurs récoltes. Pour y échapper, ils devront prouver qu'ils n'ont reproduit aucune variété protégée et que leur semence n'a été contaminée ni contient naturellement un gène breveté. Et il en sera de même pour les animaux ou encore pour les ferments, levures et autres micro-organismes porteurs de gènes brevetés.

L’objectif de ce texte est de permettre aux industriels semenciers de s’enrichir en étant les seuls à détenir le droit de vendre ce qui est indispensable aux paysans et à la nourriture des populations : les graines, les plants, les semences animales, les ferments et levures… Tous ces éléments seront donc désormais dans les seules mains des industriels. Or, échanger, ressemer, sélectionner, ou élaborer ses ferments, levures et autres préparations naturelles, c’est ce que font les paysans depuis des millénaires, c’est l’essence même de leur métier. C’est aussi la base de la biodiversité et le fondement de l’agro-écologie. Le droit des paysans sur les semences, c’est le droit à l’alimentation pour tous ! Nous ne nous laisserons pas faire !


 

 

http://confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2231&PHPSESSID=ims69bqsn1okqke7q5s19o1kg4

 

Votre soutien est précieux,

n'hésitez pas à nous rejoindre et à diffuser le message

vous pouvez m'écrire ou appeler au numéros de contact.

On vous attend au GNIS!

Roxanne

 

 

Contacts : 

Guy Kastler, responsable de la Commission semences, jeûneur : 06 03 94 57 21 

Josian Palach, Secrétaire national en charge du pôle environnement : 06 86 16 57 26 

Laurent Pinatel, Porte-parole national : 06 80 58 97 22 

 

Confédération Paysanne

104 rue Robespierre - 93170 Bagnolet

Tél. 01 43 62 04 04 - Fax. 01 43 62 80 03

contact@confederationpaysanne.fr

www.confederationpaysanne.fr

 



   

                                                FV-GNIS.jpg 
                                                          http://www.reporterre.net/spip.php?article5300      

 

 

Une centaine de membres de la Confédération paysanne occupent le siège du Groupement national interprofessionnel des semences. Ils protestent contre la loi sur les semences, qui sera discutée à l’Assemblée nationale le 4 février.


Une centaine de paysans de la Confédération Paysanne occupent depuis la fin d’après-midi de ce mardi 21 janvier le deuxième étage du siège du GNIS (Groupement national interprofessionnel des semences et plants). Ils entendent ainsi protester contre la loi sur la "contrefaçon", votée au Sénat, et qui doit être discutée à l’Assemblée nationale à partir du 4 février.

Pour Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat agricole, et que Reporterre a joint par téléphone, cette loi vise « à criminaliser le métier de paysan, en considérant la plupart des produits fermiers comme des contrefaçons. L’arsenal répressif de cette loi permet aux multinationales de s’approprier tout ce qui constitue le cœur de notre activité... ».

Parmi les occupants, une dizaine de paysans ont décidé d’entamer un jeûne de deux semaines pour faire connaître leur revendication. Parmi eux, l’un des secrétaires nationaux de la Confédération paysanne, Josian Palach, qui estime que ce combat rejoint « la problématique de l’industrialisation de l’agriculture contre laquelle la Confédération paysanne lutte avec insistance, notamment sur le cas de la ferme-usine des mille vaches. Nous tiendrons ici jusqu’au 4 février, date à laquelle les pouvoirs publics devront faire un choix : l’agro-industrie ou les paysans ».

Le GNIS est le syndicat interprofessionnel des activités semencières. Il représente les multinationales de l’industrie semencière et soutient le projet de loi. Les numéros de téléphone sur lesquels Reporterre a tenté de le joindre ne répondaient pas cet après-midi.



Lire aussi : Le Gnis, c’est qui, le Gnis ?.
Lire aussi : La loi veut limiter la liberté des semences


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Published by Collectif Vigilance OGM 69 - dans Conférences-débats-manifestations
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