Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 22:17







Avec ses huit gènes modifiés, le maïs SmartStax présente-t-il un danger potentiel accru pour la santé ou pour     l’environnement par rapport aux OGM «traditionnels», dans lesquels un seul gène a été inséré ?

Non, selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments qui vient, tout comme l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis, d’autoriser les compagnies Monsanto et Dow Agrosciences à commercialiser cette variété de maïs d’un nouveau genre. Peut-être, selon le Réseau canadien d’action sur les biotechnologies et Greenpeace, qui reprochent notamment au gouvernement canadien de prendre pour acquis que ce changement de technologie n’a aucun impact sur la sécurité des OGM. Les détails des arguments sont ici.

Le débat arrive malheureusement un peu tard. L’an dernier, des plantes comptant plus d’un gène inséré par génie génétique ont déjà été cultivées à grande échelle dans 10 pays à travers le monde dont le Canada. La plupart de ces OGM cumulent deux ou trois gènes de résistance à des herbicides et à des insectes. Aux États-Unis, 41% des superficies de cultures de plantes transgéniques (78% pour le maïs) sont consacrées à ces «OGM à gènes empilés», comme on les appelle.

Les superficies cultivées augmentent rapidement : pour l’industrie, l’avenir est aux gènes empilés, qui permettront de diversifier la gamme de semences en combinant de multiples manières les gènes modifiés. SmartStax contient un nombre record de six gènes de résistance aux insectes et deux de résistance aux herbicides. Dow et Monsanto, qui se sont associées pour le mettre au point, en attendent des revenus considérables.

Du point de vue réglementaire, cette seconde génération d’OGM creuse encore un peu plus le fossé entre pays pro et anti-OGM. Dans l’Union Européenne, les OGM à gènes empilés doivent par exemple obligatoirement faire l’objet d’une nouvelle évaluation complète, même si les gènes insérés ont déjà été évalués individuellement. La réglementation canadienne est moins exigeante. Voyez ici un tour d’horizon des réglements et de l’avenir des cultures d’OGM dans le monde , y compris à gènes empilés (stacked genes en anglais).

Quant aux études scientifiques indépendantes sur le sujet, elles sont encore relativement rares. En 2007, des chercheurs belges concluaient qu’une variété issue du croisement de deux OGM ne devait pas nécessairement être entièrement évaluée si ses deux «parents» ont déjà été approuvés.

Valérie Borde

Partager cet article

Repost 0
Published by Collectif Vigilance OGM 69 - dans OGM
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Collectif Vigilance OGM 69
  • Le blog de Collectif Vigilance OGM 69
  • : AGIR POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT, POUR LA PRESERVATION DE LA BIODIVERSITE, POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE.....
  • Contact

Recherche