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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 20:26

 

Je remercie le conseil municipal d’avoir permis cette décision d’arrêté municipal,

s’opposant à la culture d’OGM sur la commune.


En tant que citoyenne, je pense que ces petits signes de positionnement sont plus que

symboliques et révèlent le début d’un passage à une organisation peut-être nouvellement

Démocratique qui pourrait se nommer » sociocratique »:


Protéger et permettre une vie possible ENSEMBLE, où certain groupes de concitoyens

Planétaires ne seront pas choisis d’avance comme cobayes de laboratoires, et où tous

nous auront droit à la même reconnaissance dans notre humanité et citoyenneté.


Je me permets ainsi de vous faire part de mon incompréhension, si le sujet des ondes des

Champs électromagnétiques ne puisse pas être considéré avec autant de sérieux.

Pourtant, il concerne de manière urgente une partie bien particulière de la population :

Les enfants, ceux qui ont un droit prioritaire à la protection de leur vie, ceux qui vont

renouveler notre espèce et qui sont d’autant plus fragiles face à ces champs qu’ils sont jeunes.

Pouvons-nous en tant qu’habitant connaître la fréquence des ondes émises par les antennes

de l’église, et notamment jusqu’à l’école ou la garderie ?

Cela dans l’objectif de ne pas vivre dans l’ignorance et de prendre si nécessaire des mesures

de protection.

Pour moi, notre monde perdrait vraiment le bon sens à considérer ses enfants comme partie

négligeable de la société ou petits cobayes, car les conséquences peu favorables à la santé

se révèlent plus vite avec les ondes qu’avec l’amiante.

Personnellement, je ne souhaiterai pas que l’on ai à organiser plus d’opérations

« Pièces jaunes », ou autres, parce que les enfants vivront par notre négligence, plus dans

les hôpitaux que dans les écoles.

Je comprends que le sujet n’était pas à l’ordre du jour mais j’espère qu’il pourra retenir rapidement votre attention.


Avec toute mon amitié et mes remerciements pour votre engagement à tous et votre

travail pour lequel je vous suis reconnaissante et respectueuse, je trouve là l’occasion

de vois le dire. Merci, Stéphanie.


PS/ Je vous communique, un article qui montre encore une bonne raison d’avoir pris

L’arrêté concernant les OGM : nous avons aussi sur la commune un producteur

De vin qui est en procédure de labellisation Bio.



Article tiré du Journal de l'Environnement.


24-02-2009

24-02-2009

OGM : les grandes compagnies empêchent la recherche scientifique

 

« Aucune recherche véritablement indépendante ne peut être légalement conduite sur beaucoup de questions critiques » révèle un scientifique américain au New York Times, dans un article paru le 19 février. D’après le célèbre quotidien, un groupe de 26 chercheurs vient de déposer une plainte auprès de l'Agence pour la Protection de l'Environnement (E.P.A.) aux Etats-Unis. Les scientifiques y dénoncent les pratiques des entreprises de la biotechnologie qui empêchent toutes recherches indépendantes et approfondies sur leurs semences génétiquement modifiées.

Protégées par la propriété intellectuelle, les compagnies conservent en effet l’entier contrôle sur l’utilisation qui peut être faite de leur semence. Ainsi, si les universités américaines peuvent librement acheter des pesticides ou des graines conventionnelles pour mener des recherches, il leur est, par contre, totalement interdit de manipuler des semences génétiquement modifiées sans l’accord des entreprises. Les chercheurs expliquent au New York Times que parfois les autorisations ne sont pas accordées et, quand elles le sont, les compagnies se réservent le droit de passer en revue tous les résultats avant leur publication. Ken Ostlie, un entomologiste à l'université du Minnesota, déclare au journaliste Andrew Pollack que « si une compagnie peut commander la recherche du domaine public, elle peut diminuer les effets négatifs potentiels démontrés par n'importe quelle recherche ».

Des chercheurs qui ne peuvent plus faire leur travail
Pour le groupe de chercheurs, signataires du document envoyé à l’E.P.A. et qui, pour la plupart, ne préfèrent pas révéler leur nom, ce blocage des recherches leurs pose d’importants problèmes. N’étant pas eux-mêmes opposés au développement des biotechnologies, ces scientifiques qui étudient les insectes parasites des céréales se plaignent de ne pas pouvoir faire leur travail et aider les cultivateurs à utiliser au mieux les nouvelles semences. Le Dr. Shields de Cornell avoue que « nombreux sont ceux qui ont peur d’être blacklisté. Si votre travail est la recherche sur les résistances aux insectes, vous avez besoin d’étudier les dernières variétés or, si les compagnies ne vous fournissent pas les autorisations, tout simplement, vous ne pouvez pas faire votre boulot ». Les témoignages publiés par le New York Times sont, à ce titre, éloquents. Par exemple, la compagnie Syngenta (n°3 mondial des semences) interdit toute recherche en général mais également empêche tout acheteur de comparer les semences à des produits de firmes concurrentes. En 2007, le Dr Ostlie obtenait l’autorisation de trois entreprises pour effectuer des comparaisons sur leurs variétés, mais, dès l’année suivante, Syngenta lui retirait la permission d’utiliser ses semences de maïs, jugeant « qu'il n'était pas dans son intérêt de le laisser continuer ». Marquez A. Boetel, professeur agrégé d'entomologie à l'université du Dakota du Nord, n’a, quant à lui, jamais pu obtenir l’autorisation de Monsanto pour examiner la réaction au traitement insecticide de récoltes de betteraves à sucre génétiquement modifiées. Chris DiFonzo, entomologiste à l'université du Michigan, témoigne pour sa part qu’elle n’a pas pu mener ses suivis d’insectes dans les champs plantés en OGM au risque de mettre le propriétaire en violation des accords passés avec les compagnies.

« le potentiel de blanchir les données »
Les semenciers assument sans complexe le maintien de ces restrictions pour protéger leur propriété intellectuelle, se disant prêts à discuter avec les universitaires. Par ailleurs, Monsanto et Syngenta se targuent de soutenir la recherche, ce qui, cela dit, n’est pas sans poser problème aux scientifiques qui constatent que les financements pour la recherche agronomique viennent de plus en plus du secteur privé. Les scientifiques des universités d’Etat, signataires de la plainte, déplorent le fait d’être de plus en plus dépendants des grandes compagnies. Une situation inacceptable quand, d’après eux, les données fournies au gouvernement sont « limitées à l'excès» et les entreprises « ont le potentiel de blanchir les données et l'information soumise à l’E.P.A.».

Elisabeth Leciak

 

 

 

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Published by Collectif Vigilance OGM 69 - dans OGM
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