Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 00:27

 

 

LE 3e GROUPE LAITIER MONDIAL TRAINE DES PAYSANS DEVANT LES TRIBUNAUX...

Le procès fait par Lactalis à la Confédération paysanne de la Loire et à Philippe Marquet nous concerne tous.
mercredi 25 août 2010, par
Roger Dubien

Dans les prochaines semaines ou les prochains mois - la date n’est pas encore connue - doit avoir lieu au Tribunal de Montbrison un procès intenté par Lactalis contre les paysans producteurs de lait qui se sont mobilisés très fort en 2009 pour obtenir de l’industrie laitière et du gouvernement un prix du lait leur permettant de continuer à travailler et à vivre.
Ce procès ne concerne pas que les paysans ! Et ceux-ont besoin du soutien de la société.

Tout le monde a encore en mémoire la grève du lait et les gigantesques opérations d’épandages de lait en France et dans d’autres pays d’Europe. Cette mobilisation des paysans (à qui le lait est (toujours) payé à un prix très inférieur au coût de production alors que les prix à la consommation ne baissent pas, eux) a pris aussi d’autres formes, notamment dans la Loire et le Rhône, avec l’installation d’une ferme place Jean Jaurès à St-Etienne pendant 15 jours en août 2009 et aussi des manifestations en directions des usines des industriels laitiers, dans la Loire Lactalis et la SODIAAL, qui collectent l’essentiel du lait produit par les 2000 éleveurs laitiers du département de la Loire et aussi par une partie de ceux du Rhône.
Dans la Loire, Lactalis a 3 usines : Andrézieux-Bouthéon, Balbigny, Sauvain (fromagerie du Pont de la pierre, qui produit de la fourme de Montbrison, rachetée en 2007 par Lactalis).
Parmi ces actions, des paysans ont bloqué l’usine LACTALIS d’Andrézieux-Bouthéon le 17 août 2009, pour exiger des négociations sur le prix du lait. Cette usine est d’ailleurs une filiale commune de Lactalis et d’un autre géant de l’agro-alimentaire : le groupe Nestlé. Filiale qui s’appelle “Lactalis Nestlé Ultra Frais Marques”.
Suite à cette action, Lactalis a le 8 septembre 2009 assigné en justice la Confédération Paysanne de la Loire et son secrétaire Philippe Marquet, paysan à Maringes, et producteur de lait collecté par Lactalis.
Le procès va avoir lieu prochainement. Lactalis veut faire condamner la Confédération Paysanne et Philippe Marquet, et les obliger à lui payer plus de 19 000 euros.
Lactalis n’aime pas qu’on lui résiste et aime bien les procès contre les paysans, comme l’actualité de ces dernières semaines le montre encore, à l’occasion des opérations de “stickage” menées dans plusieurs départements dans des supermarchés sur les produits Lactalis par la FNSEA et les JA.

Un géant de l’ultra-libéralisme contre l’agriculture paysanne

Nous sommes tous concernés par ce procès et son issue.
Car qui est Lactalis, qui paie le lait à un prix inférieur au coût de production et veut mater ceux qui protestent ? C’est l’un des grands groupes mondiaux de l’industrie agro-alimentaire, un des requins qui détruisent l’agriculture paysanne et poussent à la liquidation des paysans remplacés par des usines à lait.

Sur ce sujet, on peut relire une enquête de Bastamag, il y a un an, sur “les nouveaux seigneurs de l’industrie laitière” : Lactalis, Bongrain, Sodiaal, Entremont Alliance, Laïta, Danone et le Groupe Bel. “Pendant que nombre de producteurs de lait ont bien du mal à boucler leurs fins de mois, quand ils ne sont pas déjà en faillite, quelques grands groupes industriels ou coopératifs se partagent le gâteau laitier et fromager. A qui appartiennent-ils ? Subissent-ils eux aussi les contrecoups de la crise du lait ? Contrairement aux apparences, le lait est un business qui rapporte gros. Pour une infime minorité” écrivait Ivan du Roy...

Une petite visite sur le site internet officiel du groupe Lactalis est très instructive :
http://www.lactalis.fr
Lactalis s’y présente comme “3e Groupe Laitier Mondial, 1er Groupe Fromager Européen, 1er Groupe Laitier Européen, 1er Collecteur (de lait) Européen, 2e Groupe Agro alimentaire Français, 1er fromager Français, 1er fromager Italien”...
Lactalis annonce pour 2009 un chiffre d’affaires global 2009 de 8,5 milliards d’euros. Le groupe collecte 9,2 milliards de litres de lait (dont presque le quart de la production laitière française), il est présent dans 148 pays. Et il a mis la main sur un nombre considérable de marques...
Par contre, Lactalis ne publie pas ses bénéfices. Il est vrai que selon Le Figaro, l’adage de son PDG D. Jaouen est “Pour vivre heureux, vivons cachés”. (
Voir)

La boulimie de profits de Lactalis est sans fin, et les chiffres annoncés ne sont pas à jour. En 2010, Lactalis vient d’acheter en Espagne pour 200 millions d’euros le groupe fromager Forlasa. Et puis ensuite, il s’est attaqué à la partie laitière du groupe Ebro Puleva, pour 630 millions d’euros. (Voir)
Il fallait pour cela l’accord de la commission européenne. C’est fait. Ce 25 août 2010, la commission européenne vient de donner son feu vert à Lactalis, qui passe ainsi à 135 sites industriels dans le monde et à plus de 38 000 salariés.
Avec tout ça, la famille Besnier qui possède le groupe Lactalis arrive quand même à se sortir un revenu personnel, puisqu’elle était classée en 2009 au rang de 16ème fortune française avec 2,2 milliards d’euros de patrimoine.
La “saga Lactalis” est l’histoire d’un groupe qui réalise d’immenses profits en dépossédant les paysans du fruit de leur travail. Jusqu’où et jusqu’à quand ?

C’est donc ce groupe là, allié pour l’usine d’Andrézieux-Bouthéon au groupe Nestlé (275 000 salariés dans 81 pays du monde !...) qui veut faire raquer 19 000 euros à des paysans dont beaucoup ne gagnent pas le SMIC alors qu’ils produisent la nourriture avec des semaines de 70 heures de travail.
Evidemment, Lactalis et Nestlé n’ont pas besoin de ces 19 000 euros pour continuer leur stratégie de prise de contrôle de l’alimentation mondiale. Mais pour réussir, ils ont besoin de détruire ceux qui leur résistent.
Goliath contre David. La version 2010 des saigneurs féodaux contre les Jacquou le croquant...

Le pot de fer contre le pot de terre ? Ça, ça dépend aussi de nous tous.

La bataille du lait n’est pas terminée.

C’est d’autant plus important de soutenir les paysans dans ce procès que la bataille du lait n’est pas terminée, loin de là. L’objectif des industriels de l’agro-alimentaire, des groupes de la grande distribution, du gouvernement et de la commission européenne est d’aller plus loin dans l’ultra-libéralisme” dans ce secteur. Le démantèlement des quotas de productions se poursuit, l’objectif actuel est leur suppression définitive en 2015. Pas de quotas signifie plus de régulation publique de la production laitière, et fuite en avant dans une surproduction de lait qui permet d’effondrer le prix payé aux paysans, au nom de la concurrence et du moins cher. Cela signifie la ruine et la disparition pour des dizaines de milliers de fermes (il reste 87 000 producteurs laitiers en France, il est question de tomber à 50 000 le plus vite possible). En avant vers les usines à lait...
Cette contre cette mécanique infernale que des dizaines de milliers de paysans se sont mobilisés et continuent à résister sous toutes les formes possibles.

C’est cela la toile de fond du procès fait à la Confédération Paysanne de la Loire et à Philippe Marquet. Il serait tout à fait injuste que Lactalis réussisse à faire condamner les paysans. Si quelqu’un doit rendre des comptes à la justice et à la société, ce sont bien plutôt ces groupes qui amassent d’immenses profits sur le travail et la disparition des paysans, et la prise de contrôle de notre alimentation.
Voilà pourquoi ce procès nous concerne tous.

Roger Dubien.

Pour se remettre en mémoire quelques actions paysannes en 2009 :

  Paysans : ce qui est en train de se passer autour du prix du lait
  
La situation des paysans intéresse tout le monde - La ferme de la Conf’ Paysanne à Jean Jaurès a pris fin mardi 1er septembre. Mais l’action des producteurs de lait continue...
  
Prix du lait : les paysans ne lâcheront pas


L’appel à la mobilisation solidaire des confédérations paysannes de la Loire et du Rhône.

 

La Conf’ de la Loire et son Secrétaire Général assignés en justice par Lactalis : l’heure est grave.

  

“(...) Vous saviez que Lactalis a assigné en justice La Conf’ de Loire et son Secrétaire Général personnellement pour blocage d’usine suite aux actions lait de 2009 ?

Vous saviez que Lactalis réclame 14.000 € de dommages et intérêts, alors que son propriétaire, Monsieur Emmanuel Besnier, possède la 16ème fortune de France, estimée en 2009 à 2,2 milliards d’euros ?

Vous aussi, ça vous révolte ? Vous aussi, vous ne pouvez rester insensibles face à cette intolérable injustice faite aux paysans, sur l’autel du libéralisme industriel ?

Alors, vous tous, consommateurs, paysans, citoyens : venez soutenir la Conf’ de la Loire et son Secrétaire Général le jour du procès qui aura lieu au TGI de Montbrison (Loire). La date n’est pas encore connue, elle pourrait être en septembre ou octobre prochain.

Que la mobilisation soit grande, puissante et pacifiste - à l’image des revendications paysannes ! ! !

D’avance, grand merci à tous !

Confédérations Paysannes de la Loire et du Rhône

Contacts paysans :
François PITAVAL : 06-65-24-75-80
Jean GUINAND : 06-66-20-26-67

Ou : Anne-Laure BESSENAY - Animatrice - Confédération Paysanne de la Loire
4 rue Philibert Mottin - 42110 Feurs
Tél. : 04-77-26-51-95
E-mail : conf.42@wanadoo.fr

 

Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : divers
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 10:42

VIGNE-OGM.jpgTous bien rentrés de cette action de neutralisation.

 


C'est fait :  il n'y a plus de vigne OGM.

 

Cet essai qui n'avait pas d'autre sens que de justifier des financements à l'INRA et de faire accepter l'idée d'OGM en plein champ a été neutralisé par 60 citoyens
qui ont agi à visage découvert et en assumant pleinement leur acte.

 


Nous avons dénoncé aussi l'absence de recherche au niveau des
alternatives aux pesticides et au système productiviste dépendant des firmes.

 


Contrairement à certains messages qui ont circulé, il n'y a pas eu de
garde à vue. L'ensemble des faucheurs a été interpellé et entendu au
commissariat de Colmar et nous en sommes ressortis au bout de quelques
heures, accueillis derrière les grilles par les militants de la Conf
Alsace qui nous ont ravitaillés avec leurs produits.

 
Tous les participants sont rentrés à la maison
A suivre maintenant le déroulement judiciaire. Il y aura sans doute
d'autres rendez-vous

Les 14 participants de notre collectif

Le Collectif des Faucheurs Volontaires Rhône-Loire

 

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Bagnolet, le 15 août 2010

 

 

 

Communiqué de Presse de la CONFEDERATION PAYSANNE

 

   

 

Arrachage d'un essai de vignes OGM : la fin d'une mise en scène publicitaire ?

 

  

 

La Confédération Paysanne rappelle son opposition aux essais OGM en plein champ et demande l'arrêt de toute poursuite contre les faucheurs volontaires qui ont neutralisé ce matin des pieds de vigne transgénique à l'INRA de Colmar.

 

La poursuite de cette opération destinée à faire accepter, par les viticulteurs et les citoyens français qui n'en veulent pas, les recherches sur la mise au point de plantes transgéniques cultivées dans les champs, n’avait aucun sens. Sans fleurs ni raisins qui n'auraient pu être laissés qu'en milieu confiné, cet essai ne pouvait en effet donner aucun résultat scientifique valable sur les risques de transmission de l'OGM au raisin et au vin, ni sur son efficacité dans la lutte contre le court noué après la floraison de la vigne.

 

La Confédération paysanne conteste le choix de l'INRA de consacrer une telle part de son budget en amélioration des plantes aux seules manipulations génétiques brevetées et de n'attribuer que quelques miettes aux programmes de recherche alternatifs respectant l'intégrité du vivant et sa libre disposition pour tous.

 

Pour ce faire, la recherche publique doit s’attacher à rester indépendante des pressions de l’argent au détriment de l’éthique, tout particulièrement actuellement. La recherche agronomique doit être centrée sur les besoins réels de l’agriculture paysanne : l'INRA doit redonner à l’agronomie la place qu’elle n’aurait jamais dû abandonner, hier à la chimie, aujourd'hui à la manipulation génétique.

 

C’est pourquoi la Confédération paysanne travaille avec l’INRA dans d’autres cadres, notamment un comité de liaison constructif qui se réunit plusieurs fois par an. Elle y fait valoir les besoins fondamentaux pour l’agriculture et l’alimentation, les paysans et la société, centrés sur une meilleure connaissance des processus biologiques et des savoir-faire paysans pour donner du sens à une recherche publique et citoyenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : OGM
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 01:04
Préparons-nous à mobilisation  !   
 
 
La fin du moratoire français sur la culture des OGM ?

par Anne Furet, Christophe Noisette (Inf'OGM) et Guy Kastler, Réseau Semences Paysannes

Le 20 juillet, à la demande de plusieurs entreprises semencières [1], le ministre de l’Agriculture, Bruno Lemaire, a inscrit au catalogue français 36 variétés de maïs génétiquement modifié Mon810 et deux variétés de maïs GM T25 [2].

Ces deux maïs ont été autorisés à la culture en 1998 en Union européenne et font aujourd’hui l’objet d’une demande de renouvellement qui prolonge leur autorisation. Depuis 2008, la France a interdit la culture du Mon810 de Monsanto. L’autorisation de commercialiser ces 36 variétés ne remet donc pas en cause cette interdiction de culture, mais elle fait automatiquement accéder ces dernières au catalogue européen. Les entreprises françaises peuvent ainsi en commercialiser les semences dans les pays où le Mon810 n’est pas interdit [3].

Plus préoccupante encore est l’inscription des deux variétés de maïs T25 appartenant à deux sociétés françaises Orsem Hybrides et Maïsadour. Tolérant aux herbicides à base de glufosinate d’ammonium, l’évènement transgénique T25 de l’entreprise allemande Bayer [4] n’est pas cultivé sur le territoire européen. Interrogée par Inf’OGM, la Commission européenne précise qu’aucune variété de maïs T25 n’a été inscrite au catalogue européen. En effet, une autorisation de mise sur le marché de semences GM est subordonnée à l’inscription de variétés sur le catalogue. L’arrêté du ministre de l’Agriculture du 20 juillet pourrait donc conduire à ce que le T25 puisse être désormais cultivé sur l’ensemble du territoire européen. La France n’a pas déposé de clause de sauvegarde sur cet événement transgénique, contrairement à l’Autriche [5]... Cela marquerait donc la fin de l’interdiction des cultures commerciales des OGM en France.

Interrogé sur ce point le 29 juillet, le ministère de l’Agriculture n’a pas encore répondu à nos questions. De son côté, le semencier français Maïsadour ne nous a pas indiqué si ces variétés pourraient être commercialisées lors des prochains semis et dans quelles régions.

Il convient de rappeler que l’usage du glufosinate d’ammonium n’est pas homologué sur le maïs en France, retirant de fait tout intérêt agronomique spécifique à la culture du maïs T25 pour les agriculteurs français. Il est en revanche autorisé pour désherbage avant mise en culture, ce qui permet de douter de la capacité de l’administration à contrôler le moment exact de son éventuel usage. Par ailleurs, une éventuelle multiplication de semences de T25 destinées à l’exportation pourrait être envisagée même sans utilisation de glufosinate d’ammonium. Comme les homologations des pesticides varient d’un pays à l’autre, l’utilisation de cet herbicide total sur le maïs pourrait être autorisée dans d’autres pays de l’UE. Mais nous n’avons pas réussi à savoir dans quels pays un tel usage serait éventuellement permis.

Il demeure difficile de connaître les raisons précises de l’inscription des ces variétés au catalogue. Mais cela pourrait être à rapprocher de la volonté des semenciers de valoriser au plus vite leurs obtentions OGM dans les pays où elles peuvent être cultivées. Par ailleurs, le Mon810 et le T25 attendent le renouvellement de leur autorisation de culture au niveau européen, doit-on y voir un lien ? S’agirait-il d’un pas pour faire faire homologuer le glufosinate d’ammonium sur le maïs et autoriser à la culture d’autres OGM résistants à l’herbicide total ? On pense notamment au Bt11 et au TC1507 actuellement dans les tuyaux des institutions européennes, et tout deux tolérant au glufosinate. De nombreux éléments doivent donc être éclaircis, mais aucune culture commerciale ne devra avoir lieu, en France, sans l’information du citoyen, comme l’exige l’article 10 de la loi de 2008 sur les OGM [6].





[1] Monsanto associé à Delkab et Asgrow, Pionner, KWS, mais aussi de sociétés françaises comme Limagrain ou Maïsadour associé à R 2n

[2] http://www.legifrance.gouv.fr/affic...

[3] L’Allemagne, l’Autriche, la France, la Grèce, la Hongrie, et le Luxembourg interdisent la culture du Mon810

[4]  http://ec.europa.eu/food/dyna/gm_re...

[5]  OGM - La Commission européenne désavouée par les Etats-membres, les moratoires sont donc maintenus

[6] Article L.663-1 du Code rural
 
 
 
RAPPEL pour la pétition à signer et à faire suivre
 
 
 
Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : OGM
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 01:01


Confédération Paysanne - 22/07/2010 07:40:00

Une action contre trois parcelles de maïs transgénique a été menée le 12
Juillet dans la commune de Toroella de Montgrí, en Catalogne pour «
répondre à la politique du fait accompli par laquelle le gouvernement
autonome de la province, l'Etat et les entreprises multinationales des
biotechnologies imposent les OGM dans l'agriculture et l'alimentation
depuis douze ans (Ndlr dans l'état Espagnol) ».

La Confédération paysanne soutient l'action commune des faucheurs
espagnols et français qui ont neutralisé un essai de plantes
génétiquement modifiées appartenant à la firme Syngenta. Ces essais sont
le préambule pour la généralisation des cultures d'OGM avec, pour
conséquences la propagation des contaminations en Europe, et la
disparition de l'agriculture biologique voire conventionnelle.

La Confédération paysanne salue ces actions de désobéissance civique qui
montrent l'opposition européenne aux plantes génétiquement manipulées
permettant ainsi aux citoyens d'affirmer la nécessité de débattre d'un
choix de société pour l'agriculture et l'alimentation.

Nous réaffirmons notre opposition au brevetage du vivant lié aux plantes
génétiquement modifiées et nous revendiquons le maintien des droits des
paysans sur les semences.

La Commission européenne tente d'imposer les OGM en élaborant une
stratégie grotesque de « simplification » des évaluations que nous
savons non indépendantes et une stratégie de division des Etats. Mais
elle oublie les mouvements de résistance citoyenne qui oeuvrent pour
défendre le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM, et
qui le manifestent.

Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : OGM
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 00:59

 

 

UE-OGM-environnement-agriculture-santé
Bruxelles autorise la commercialisation de six maïs OGM faute d'accord UE

BRUXELLES, 28 juil 2010 (AFP) - La Commission européenne a autorisé
mercredi la commercialisation dans l'UE de six maïs génétiquement modifiés
utilisés pour l'alimentation humaine et animale, faute d'accord entre les
Etats membres sur une position commune.
"La Commission fait une proposition pour autoriser la commercialisation.
Les Etats doivent (ensuite) se prononcer à la majorité qualifiée et s'ils ne
parviennent pas à s'entendre pour ou contre, la Commission est obligée de
les
autoriser", a expliqué un de ses porte-parole, rappelant les règles en
vigueur
au sein de l'UE.
Lors d'une réunion des ministres de l'Agriculture le 29 juin, aucune
majorité ne s'était dessinée pour ou contre l'autorisation de trois maïs
hybrides (1507x59122 et 59122x1507xNK603) développés par le groupe américain
Pioneer, de deux maïs (MON88017xMON810 et MON89034xNK603) de Monsanto et du
Bt11xGA21 de Syngenta.
De même, aucune majorité n'a pu être dégagée sur une demande de
renouvellement d'une l'autorisation du maïs Bt11.
La Commission a donc tranché mercredi, un mois après ce constat d'échec,
"pour sortir de l'impasse", a souligné le porte-parole. Les autorisation
sont valables dix ans.
Les maïs concernés sont destinés surtout à l'alimentation animale et ont
obtenu un avis scientifique favorable. Cette autorisation va surtout
permettre
d'éviter le blocage des cargaisons de maïs naturels qui auraient été
contaminées par des OGM, a précisé la Commission.
La règle de la tolérance zéro prévoit en effet l'interdiction de
débarquer
dans l'UE toute marchandise dans lesquelles des traces de produits OGM non
autorisés ont été décelées.
Bruxelles reconnaît que ce mécanisme d'autorisation est loin de donner
satisfaction,car il la désigne comme "bouc émissaire" à la vindicte des
opposants aux OGM.
L'exécutif a soumis aux gouvernements et au Parlement de l'UE une
proposition pour tenter de débloquer les processus d'autorisations pour les
cultures et pour la commercialisation en laissant le choix aux Etats
d'appliquer ou non les autorisations de culture décidées au niveau européen.
Bruxelles veut également proposer de tolérer la présence de faibles
quantités d'OGM non autorisées dans les importations de nourriture destinée
aux animaux. Toutes ces propositions suscitent des réserves parmi les Etats
de l'UE.

Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : OGM
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Dimanche 1 août 2010 7 01 /08 /Août /2010 00:56

(AFP) – mercredi 28 juillet 2010

> > PARIS — La culture de la pomme de terre Amflora, premier OGM autorisé par la Commission européenne, ne présente pas de risque notable, selon les scientifiques du Haut conseil des biotechnologies (HCB), mais n'a qu'une utilité économique "limitée", selon un avis publié mercredi.

> > La France avait indiqué en mars qu'elle attendait l'avis du HCB pour "arrêter sa position" sur la culture de cette pomme de terre, développée par une filiale du groupe allemand BASF et destinée, non à l'alimentation humaine, mais à la production d'amidon pour l'industrie du papier.

> > Le comité scientifique du HCB indique que "les études de toxicologie entreprises n'ont pas identifié de risque majeur lié à la consommation du végétal".

> > L'évaluation de l'impact sur la santé a été réalisée "en raison de l'utilisation possible de sous-produits dans l'alimentation animale, et fortuitement, dans l'alimentation humaine", précise-t-il.

> > Le CS estime également que la présence d'un "gène de résistance à des antibiotiques" dans la pomme de terre "ne constitue pas un risque singulier pour l'environnement et la santé".

> > Enfin, il souligne que les risques de dissémination de l'Amflora sont "limités" et donc, que sa culture "ne constituerait pas de risque particulier pour l'environnement".

> > En revanche, le Comité économique, éthique et social, l'autre composante du HCB, "diverge sur le sort à réserver, dans la décision politique, au gène marqueur de résistance aux antibiotiques".

> > "Certains" préconisent "une précaution maximale" et donc l'interdiction d'Amflora, estimant que l'autorisation de cette pomme de terre "véhiculerait un message négatif au regard des efforts de prévention des résistances aux antibiotiques". Mais "d'autres invitent à prendre acte de l'absence de risque à laquelle concluent les scientifiques", indique le texte.

> > En revanche, sur l'interêt économique de la culture d'Amflora, le CESS est d'accord pour établir que la pomme de terre "ne présente qu'une utilité limitée pour les acteurs des filières féculière et papetière française".

> > "Le CESS note certes que cette pomme de terre constitue une avancée technique pour la production industrielle de fécule (...), mais qu'à ce jour, ni la filière féculière ni l'industrie papetière, qui paraissent se satisfaire des amidons actuellement disponibles, n'envisagent d'utiliser Amflora", écrit-il.

> > Le HCB avait été saisi le 11 mars par le ministère de l'Agriculture sur l'Amflora.

Copyright © 2010 AFP. Tous droits réservés


COMMENTAIRE DU COLLECTIF VIGILANCE :


Il serait bien de savoir comment le protocole des tests a été réalisé par HCB pour que le gène de résistance à DES ANTIBIOTIQUES dans la pomme de terre " ne constitue pas un risque singulier pour la santé et l'environnement. " ?????

Les risques limités de dissémination n'ont aucune importances pour le HCB ! Même si des agriculteurs bio ou conventionnels ont leurs cultures de pommes de terre contaminées par le "poison d'Amflora" ce n'est pas important !?

 

.

De même : comment le protocole des tests de dissémination a-t-il été réalisé??
Par Collectif Vigilance OGM 69 - Publié dans : OGM
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